Une Parisienne, par Amélie Valentino

Au Musée-Hôtel Bertrand de Châteauroux

Amélie Valentino, Une Parisienne

Amélie Valentino

(Metz, 1842- Paris, 1921)
Une Parisienne

Pastel
H. : 198,5 cm ; L. : 143 cm
Vers 1900
Signé en bas à gauche : A. Valentino
Don Alphonse de Rothschild, 1904
Châteauroux, Musée-Hôtel Bertrand,inv. 3967
Salon de 1898.

Donné à la ville de Châteauroux par Alphonse de Rothschild en 1904, ce pastel est l'une de rares œuvres d'Amélie Valentino conservées dans un musée de France. Il représente une jeune parisienne en robe verte, assise, accoudée sur un canapé. 

D'après les recherches de Colette Doureaux, après une première formation à Metz, sa ville natale, Amélie Valentino a été l'élève à Paris des peintres Rudder, Jacquesson de la Chevreuses, puis de Henner, Carolus-Duran et Lebourg. Elle participera à plusieurs salons, à l'exposition universelle de 1900, ainsi qu'aux Salons des femmes artistes de la galerie Georges Petit. Elle faisait par ailleurs partie de l'Union de femmes peintres et sculpteurs, association à laquelle appartenait également Charlotte de Rothschild (Colette Douroux, 2019).

Reconnue notamment comme portraitiste, Valentino a été tout particulièrement appréciée pour ses pastels et son coloris brillant qui caractérise aussi l’œuvre conservée au musée de Châteauroux.

Elle fait partie du nombre de femmes artistes dont les œuvres ont été achetées par la famille Rothschild et destinées aux musées en région, avec Maximillienne Guyot dont le musée de La Roche-sur-Yon conserve une Jeune femme accoudée, donnée par « Madame de Rothschild » ou Amélie Beaury-Saurel, dont un autre Portrait de femme est conservé par le même musée.

Laura de Fuccia, cheffe de projet, INHA, 2019.

Colette Doureaux, L'Association des Amis des Archives, Paris

Amélie Valetino, Une parisienne, dans Jean Beulay, Catalogue du musée de Châteauroux, Châteauroux, Imprimerie Badel, 1910, p. 59, n° 231.

En savoir plus 

Bibliographie

Jean Beulay, Catalogue du musée de Châteauroux, Châteauroux, Imprimerie Badel, 1910, p. 59, n° 231.

–Colette Douroux, Les Valentino. Histoire d'une intégration réussie, Paris, L'Association des Amis des Archives, p. 64-81.